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Urban Metz expose dans son atelier
Urban Metz, peintre, ouvre les portes de son nouvel atelier au 3, rue du Maréchal Foch. L'artiste semble fasciné par les droites, les horizontales, les verticales ou les obliques, et utilisant son pinceau à la manière du photographe pour la plongée ou la contre-plongée, il peint des immeubles, des ponts épurés qui se détachent sur un ciel bleu où quelques nuages blancs, à la limite de l'immatériel, irradient de lumière. Urban Metz a sillonné les routes de France et des États-Unis, il a déjà exposé à Paris, à Bruxelles, à New-York. Il est aussi scénographe, concepteur des expositions du Festival de la Bande Dessinée à Perros-Guirec et réalise des commandes pour les entreprises (dernièrement, il a dessiné un patio pour une entreprise privée,) des collectionneurs privés et des associations.
Pour peindre de tous ses yeux, Urban parcourt les villes et les banlieues de France et d'Amérique, avec pour seul bagage son carnet de croquis. Pas de lourdes valises à traîner dans les aéroports, mais des centaines d'esquisses de modestes réverbères, de bâtiments, de ponts gigantesques et d'usines abandonnées à la rouille, un style urbain, avec des bleus vifs du ciel percute le gris délavé de l'armature imposante. "On se souvient d'un ciel traversé d'un trait d'avion que l'on admirait lorsque nous étions enfants, de grands voyages en pointant le nez en direction de l'espace", raconte l'artiste.
A cet instant précis, la symbiose entre nature et béton transforme l'insignifiante structure urbaine en véritable oeuvre. " Les bétons d'Urban ne sont pas gris, ils inondent d'une clarté que l'on avait peut-être ignorée, on s'y arrête, surpris de l'esthétique de cette architecture très réaliste", note sa collaboratrice. Pas seulement des paysages urbains, des rues et des hommes, peint en noir et blanc représentants "des hommes pressés dans les lueurs blafardes du petit matin. Happés par la grande ville, ils se reflètent à peine dans le macadam luisant de pluie. Ils traduisent notre position dans la société en tant qu'individus."Cette année, l'artiste présente essentiellement des noirs et blancs dans son atelier, avec des maisons éclairées par un lampadaire, la nuit, des noirs mats et profonds, de grandes toiles verticales présentant des hommes pressés qui s'engouffrent dans des rues New-Yorkaises avec des perspectives vertigineuses.
Certes, une ambiance urbaine mais sans laisser apparaître le stress de la vie urbaine, des moments choisis par l'artiste qui finalement nous dépaysent, vue de notre petit bout de campagne et de notre bord de mer.
Pratique
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